enseignement > géosciences > pédologie > chapitre I
I. Introduction
Le mot sol a différentes valeurs sémantiques selon le domaine d’étude : géologique, agronomique, géotechnique, minier, archéologique, etc. Le terme grec πέδον (pédon) renvoie à ce qui se trouve sous nos pieds (i.e. le sol) ; il est à l’origine du terme pédologie, littéralement, la science du sol. Le sol correspond à la formation naturelle de la surface continentale à la frontière entre la lithosphère, l’hydrosphère, l’atmosphère et la biosphère. La phase solide est issue de deux constituants formant la terre : la matière minérale originaire de l’altération de la roche mère et la matière organique provenant des organismes vivants (végétaux, animaux et autres microorganismes).

Le sol est un milieu dynamique, évoluant à travers les dimensions spatiales et temporelle. De nombreux paramètres entrent en jeux : le climat, la nature de la roche mère, ou encore les espèces végétales présentent. L’hydrosphère joue un rôle majeur dans les transferts horizontaux et verticaux de matière. Avec son évolution, des horizons aux caractéristiques physico-chimiques propres se forment peu à peu. Un sol âgé de plus de 100 000 ans peut atteindre plus de 100 m de profondeur sous climat favorable comme le climat tropical. Du fait de leur évolution plus lente, les sols français n’atteignent que 10 m de profondeur pour une durée de 10 000 ans.

Depuis l’avènement de l’humain, le sol détient un rôle alimentaire primordial. Il s’avère également sensible aux nombreuses activités anthropiques : contamination, appauvrissement, acidification, désertification, etc. À l’heure où seuls 23 % des terres émergées sont cultivables, la question de la protection des sols est alors posée.